HISTORIQUE

Armorial d'Hozier


A partir de 1787, par le jeu des alliances et des filiations, les familles Frontin des Buffards, de Ruan, de Bigaglia de la Hellonnière, célèbres verriers venus de Venise au XVIIè, se rejoignent.
La famille des Buffards, propriétaire de plusieurs métairies sur les communes du pays de Fougères et en dehors du département étend progressivement son domaine foncier au cours du XIXe et s'entoure de plusieurs centaines d'hectares sur les communes du Châtellier et de Saint-Germain-en-Coglès. Par la force  de l'ordre social  à l'époque, elle est fortement impliquée dans la vie locale et deux d'entre eux ont été maires de la commune au XIXe. La propriété de la Folletière restera dans cette famille jusqu'en 1994, soit 168 ans.
La dernière à porter le nom est Yvonne des Buffards, mariée à James-Lionel Rogon de Carcaradec (1910); la famille se fixe alors près de Lannion où  se trouvent ses racines . Peu à peu, au fil des générations, le château de la Folletière devient résidence de plaisance, moins fréquentée à partir des années soixante, plusieurs fois "visitée" et finalement mise en vente. Le nom "des Buffards" s'est presque effacé du paysage fougerais, même si le café des Buffards, rue des Prés, en a longtemps maintenu le souvenir.
 En 1994, le  château et le parc de la Folletière sont réhabilités pour devenir le  Parc  floral de Haute-Bretagne.

Le manoir ancien se trouvait au bord de l’étang ; il ouvrait sur l’allée principale bordée de hêtres, alors prolongée d’une digue aujourd’hui sous les eaux. Le logis principal, d'une longueur de 25 mètres, comprenait une grande salle basse et une cuisine au rez-de-chaussée ; un escalier conduisait à l'étage où se succédaient quatre chambres ; des jardins avec terrasse et tonnelles agrémentaient ce cadre frais. Les communs de taille modeste étaient répartis au sud et formaient un ensemble avec la métairie de la Folletière.

UN PREMIER RÊVE : UNE DEMEURE DE CHARME


Le château actuel a été édifié entre les années 1830 et 1854, à l'initiative de Jean-Marie Frontin des Buffards, ancien capitaine dans la garde impériale, vétéran de plusieurs campagnes napoléoniennes, honoré du titre de chevalier. Le destin met brutalement fin à la réalisation de son rêve : il est emporté en quelques jours en mars 1837.
Le château est alors  en construction : son fils et unique héritier, Gustave-Marie, avait treize ans au décès de son père ; sa mère était décédée depuis longtemps. Son oncle et tuteur Alexandre Trotry de la Touche est chargé d'achever la charpente, de faire couvrir le château, d'assurer la protection de la construction .
Peu après sa majorité, Gustave-Marie complète les travaux de finition et organise l'aménagement intérieur. Le cadre est dégagé : l'ancienne métairie est en partie démolie en 1852.  Le château sera prêt en 1854, l'année de son mariage, pour accueillir sa fiancée Amanda.


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