HISTORIQUE

Plan de la façade nord par J-B Martenot, 1895. (collection privée)

L' architecture dépouillée, héritée du XVIIIème siècle, rappelle celle des grandes malouinières marquée par la symétrie et la lumière : le rez-de-chaussée et les deux étages ne comptent pas moins de 20 croisées chacun... Cette demeure d'un style nouveau élevée sur deux étages au lieu d'un seul  prévu sur l'un des  plans initiaux ( vers 1830?), plus haute et plus étoffée que les malouinières classiques, a été conçue par l'architecte fougerais Jourdin. Les deux façades présentent un dessin différent : au sud, deux ailes identiques de deux travées de chaque côté d’un avant-corps au fronton triangulaire, tandis qu'au nord , deux  frontons triangulaires encadrent la partie centrale. Les étages, les entablements des ouvertures et le bandeau de la corniche et des frontons sont soulignés par le granit. La physionomie de l'ensemble reste très sobre, sans prétention excessive, comparée aux réalisations de style néo-gothique en vogue à l'époque. A la fin du XIXè, Martenot, alors architecte de la ville de Rennes, apporte quelques modifications à la  distribution des pièces  et  affine le décor des deux entrées.


Le château était agrémenté d’un parc à l’anglaise en vogue à la fin du XVIIIè, dessiné et en partie réalisé par Fontaine, maître-terrassier vers 1850. La variété et la profondeur des perspectives y ont une importance majeure. Dans le souci d'une meilleure visibilité, le comte fait araser plusieurs talus, "pour découvrir " selon son expression.
Les abords du château et les massifs du parc sont plantés de cèdres du Liban, de sapins et d'épicéas... Des palmiers complètent la touche exotique indispensable aux parcs en vogue à l'époque. L’avenue de hêtres avait été plantée en 1838.




L'un des plans  du parc à l'état de projet signé A. Fontaine, peu avant 1850 ; 
l'emplacement de l'ancien manoir apparaît près de  l'étang, 
la ferme projetée en 4  ne sera pas  implantée  à cet endroit mais plus au nord, en 1852. 
Les diverses perspectives sont portées au crayon (coll. privée). 



Sources:

- Archives privées.
- Armorial de France,d'Hozier,Didot,1869.
-(1)Acte réalisé par Me Richelot, notaire à Rennes le 28 septembre 1820.
 
    La reproduction des textes et des illustrations n'est autorisée qu'avec l'accord écrit  de  la Société d'Histoire et des auteurs. 

Page 3 sur 7