HISTORIQUE


La réalisation des jardins, à partir du mois de septembre 1994, s’inscrivait dans un projet minutieux dont les contraintes temporelles étaient liées aux engagements financiers. Les travaux, commencés en septembre 1994 par le défrichement  d’un domaine de 45 hectares, devaient transformer le lieu pour aboutir 18 mois plus tard à un  parc botanique ouvert au public. 


Cela sous-entendait un rythme  de travail soutenu, à savoir : la programmation des travaux du lendemain, la recherche  de solutions aux difficultés rencontrées chaque jour... la réflexion sur l'organisation à mettre en place pour l'accueil du public à partir de mars 1996...   la nuit, la réalisation des jardins avec une équipe de 3 à 6 jardiniers, la recherche de végétaux dans les pépinières... le jour.


L’envasement du grand étang nécessitait un curage. La tâche la plus ingrate fut le transport de la vase.
En amont de l’étang, le chantier dans le vallon marécageux fut le théâtre de pelleteuses enlisées. Il fallut recourir à l’abattage de résineux qui permirent aux chenilles de glisser sur les rondins posés au sol. Ainsi le va-et-vient des pelleteuses put reprendre. Je fus particulièrement admiratif de l’habileté des conducteurs d’engin qui déposaient,   pour   des   cascades   ou   des   enrochements,   avec   une


délicatesse infinie les boules de granit de plusieurs tonnes contenues dans leur godet alors qu’ils évoluaient sur un sol mouvant.L’hiver 1994 fut particulièrement humide. La boue recouvrait toutes les parcelles où des travaux de terrassements étaient mis en oeuvre .  

Nous étions quatre à porter une motte de rhododendron de 1,50 mètre d’envergure. Nous avancions péniblement dans une boue profonde de glaise collante de laquelle nos bottes avaient bien des difficultés à s’arracher. A la moindre défaillance, il fallait accepter d’avoir les deux genoux dans la fange ou les pieds déchaussés au milieu de cette gangue argileuse.
 Quel ne fut pas mon désappointement en découvrant le sol de l’ancien potager contaminé par le pourridié, champignon susceptible de nuire aux futures plantations. 

Après défrichement de cette parcelle recouverte de ronces et d’ érables sycomores sur l’étendue de ses 6000 m2, tandis que les murs d’enceinte étaient recouverts de lierre, une désinfection du sol s’avéra indispensable. 

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